Mon avis sur Invictus en aparté(d)
17
janv.
2010

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.
Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.
En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.
Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.
William Ernest Henley
INVICTUS c'est ce poème de Henley que lisait sans relache Nelson Mandela dans sa géole.
Le film démarre à sa prise de fonction présidentielle, 12 mois avant la première coupe du monde où participe l'Afrique du Sud et qu'elle organise.
Comme dans Gran Torino on peut reprocher à Eastwood de grossir un peu le trait mais le challenge était gigantesque.
Il est tenu d'abord et avant tout par la grâce de deux acteurs fantastiques : Morgan Freeman et Matt Damon et par un personnage hors norme : Nelson Mandela.
Impossible de ne pas s'extasier à chaque image devant ce personnage qui après 27 ans de prison , pardonne car il a une ligne directrice simple :
"Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.."
En conclusion on pardonne les rapports à la hache entre les gardes du corps, les parents de Damon et leur domestique, les flics et ce petit garçon et on retient le souffle épique qui nous transporta au coeur de l'Ellis Park Stadium, au milieu de ces Hommes qui sont devenus maîtres de leur destin en confiant jusqu'à leur âme au nouveau capitaine de cette humanité retrouvée : Mandela.
Bravo M.Eastwood
Un bon 14/20, et merci à Ben
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