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Instants d'années

Into the Wild

18 Mars 2010 , Rédigé par Philippe Publié dans #Ciné - DVD - Spectacles

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Il faut aimer les road movie accompagnés d'une guitare sèche qui égrenne ses notes au rythme du désenchantement que peut apporter le mirage d'un idéal qui s'avère une fuite vers un ailleurs qu'on espère différent.

Un mirage qui vous rappelle qu'on ne fuit pas le malheur car il vous rattrape tôt ou tard.

Fuit-on par courage ou par lacheté ?

Sans doute avant de partir il aurait du assumer auprès de sa sœur et de ses parents ce qu'il avait sur le cœur et qui pèse aussi lourd dans son sac à dos.

Assumer ses actes se paye très cher, immédiatement, mais la route qu'on a devant nous est alors la route de la guérison avec le temps qui fait son œuvre.

Attendre, tergiverser, fuir, fait qu'on construit une route dont on ne connait pas la destination et dont les virages sont imposés par les autres.

On ne guérit jamais d'un manque de courage ou d'un acte manqué.

A l'opposé si vous êtes sincère, les personnes qui vous aiment finissent toujours par vous comprendre.

Christopher choisit le rejet de cette société mais un rejet total jusqu'auboutiste alors qu'il n'en a pas les moyens, pas la compétence. Il subit la nature au lieu de vivre avec. Il a choisi un environnement dans lequel il n'avait aucune chance d'adaptation et de survie.

Un grand film et un grand coup de chapeau à son réalisateur : Sean Penn.

Une bande son geint par Eddie Vedder

Encore une grande soirée ciné-club, merci à Didier et à Puce


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Et la montagne pleura ...

14 Mars 2010 , Rédigé par Philippe

En ce jour de Régionales, il est bon de rappeler qu'un vote n'est jamais innocent.

C'est par ce geste simple que la lutte contre les extrémismes de toute sorte commence ou continue.
Et rappellons-nous ...

Nuit et brouillard

by Jean Ferrat

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
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Barcella

6 Mars 2010 , Rédigé par Philippe Publié dans #Ciné - DVD - Spectacles

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